Lettre Ouverte
16/02/11 15:22 Classé dans : Prise de position
Une voix pour la vie
Lettre ouverte du Conseil Diocésain des Catholiques sur la question de l’avortement
Il est souvent question ces derniers temps de la détresse de femmes confrontées à une situation inextricable causée par une grossesse non désirée. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de telles détresses, et nous soutiendrons toute recherche qui vise à trouver des solutions pour assister ces femmes dans leur choix difficile qu’elles sont exposées à prendre.
Cette détresse est un appel à notre société pour mettre en place des structures adaptées de conseil et d’accompagnement pour toutes les personnes qui sont confrontées à une grossesse non désirée, que ce soit des femmes seules ou des couples. Il est essentiel que ces personnes soient amenées à solliciter un service professionnel de qualité qui peut aider à prendre une bonne décision et les accompagner dans leurs besoins. Un tel suivi ne se limite pas nécessairement à la question d’accepter la grossesse ou non, mais doit laisser la porte ouverte à un accompagnement à plus long terme si le besoin s’en ressent.
L’obligation de prendre au mieux en charge la souffrance de ces femmes ne nous dégage pas de la responsabilité de réfléchir à la problématique dans son ensemble. Pourquoi, dans une société, où les moyens de contraception sont accessibles, le nombre de demandes d’avortement n’a pas baissé de manière significative? Pourquoi, dans un Etat de droit et dans une société qui compte parmi les plus riches du monde, le législateur entend-il prendre en compte une indication sociale, au lieu d’envisager des solutions inspirées par la solidarité humaine ?
Oui, l’avortement est pour beaucoup de femmes un choix conditionné par une situation de crise dans un couple, où la question de la parenté n’est pas assumée par l’un ou l’autre des partenaires et où la question de la grossesse met au jour la fragilité de la relation. Il est dans ces cas plutôt subi que choisi. Nous croyons qu’un espace de parole, de conseil et d’accompagnement peut permettre d’ouvrir les perspectives en vue de faire un choix raisonné, même si nous savons qu’il est délicat, voire malaisé de discuter les questions de couple, de projet de famille, d’intimité et de sexualité.
Avant tout, la question de l’avortement soulève celle du début de la vie. Que la vie commence avec la fécondation n’est pas une opinion catholique, mais un fait scientifique. C’est le moment initial où est mis en route le programme qui contient en puissance un être humain unique, distinct de tous les autres. Si dans la plupart des autres pays la question du début de la vie a été au centre des débats, au Luxembourg elle est jusqu’à présent plutôt esquivée. Il semble que la question du statut de l’embryon et du fœtus y est largement tabouisée. Or, c’est de la réponse à cette question que dépendra aussi la manière dont on abordera des dossiers liés à la recherche dans le domaine médical ou bioéthique.
En outre, il faut rappeler qu'au moment de la grossesse une relation très singulière s'établit entre la vie de la mère et celle de son futur bébé. La complexité de la réforme de la législation sur la dépénalisation de l’avortement réside plus particulièrement dans cette question de l’indissociabilité de la vie de la mère et de celle de l’enfant. La liberté de la femme dans le choix de devenir mère ou non se heurte à la question centrale d’une vie qui est en développement depuis la fécondation.
Les catholiques, qui, comme de nombreux scientifiques, considèrent que la vie humaine commence avec la fécondation, entendent en conséquence s’engager résolument pour être les porte-paroles de ces êtres humains qui n’ont pas encore de voix. Le Conseil refuse de se limiter aux questions de santé ou de liberté. Nous considérons que l’avortement doit rester un acte exceptionnel pour des situations exceptionnelles qui ne peuvent trouver d’autre solution.
De cette option pour la défense de la vie découle aussi notre souhait de discuter la question de l’avortement thérapeutique après la douzième semaine. L’évolution du diagnostic prénatal soulève le problème de la dérive eugéniste.
Le chantier de la réforme de la dépénalisation de l’avortement ne peut se faire sans qu’on réfléchisse aujourd’hui sur toutes les questions qui touchent à la vie, et notamment à la valeur que nous sommes prêts à y attacher. Les trajectoires de vie sont devenues plus complexes, les questions de couple, de famille et de parentalité appellent des réponses nuancées, qui permettent d’allier d’une part la liberté de chacun pour faire son choix tout en défendant les plus faibles dans un contexte donné. Réduire le débat de l’avortement au seul critère de liberté ne permettra ni de résoudre la souffrance de ceux et de celles qui sont confrontés à la question d’une grossesse non désirée, ni à se prémunir de la tentation de la société de se soustraire à la responsabilité collective pour défendre chaque vie humaine.
Stimme für das Leben
Offener Brief des Katholikenrates zur Abtreibungsdebatte
In letzter Zeit wird wieder häufig über das schwierige Problem der durch unerwünschte Schwangerschaften erzeugten Not der werdenden Mütter gesprochen. Wir sind uns durchaus des Ernstes solcher Notlagen bewusst, und werden alle Anstrengungen unterstützen, die darauf abzielen, den betroffenen Frauen bei ihrer schwierigen Entscheidung zur Seite zu stehen.
Diese Notlagen sind ein Ruf an unsere Gesellschaft, allen von einer ungewollten Schwangerschaft betroffenen Personen angemessene Beratungs- und Begleitungsstrukturen einzurichten, ganz gleich ob es sich um allein stehende Frauen oder um Paare handelt. Es ist unerlässlich, dass in einer qualifizierten Dienststelle solchen Menschen Beratung und Begleitung finden. In der Tat sollte diese Beratung sich nicht auf die Frage beschränken, ob die Schwangerschaft abgebrochen werden soll oder nicht: sie sollte eine nachhaltige Hilfestellung anbieten.
Die Pflicht, Frauen in Not Beistand zu leisten, entbindet uns allerdings nicht der Verantwortung, über die Problematik im Allgemeinen nachzudenken: Wieso hat die Zahl der Abtreibungen in einer Gesellschaft, in der Verhütungsmittel allen zur Verfügung stehen, nicht abgenommen? Warum fasst der Gesetzgeber eine soziale Indikation ins Auge, ausgerechnet in einem Rechtsstaat, der zudem zu den reichsten Ländern der Welt gehört, statt nach Lösungen zu suchen, die dessen Bereitschaft zur Solidarität unter Beweis stellen würden?
Vielfach lässt sich der Wunsch, eine Schwangerschaft abzubrechen, durch eine Ehe- oder Beziehungskrise, oder durch die Ablehnung des Kindes seitens eines Partners erklären. Da in solchen Fällen eine Schwangerschaft die Zerbrechlichkeit der Beziehung offenbart, wird die Abtreibung mehr erlitten als frei gewählt. Wir glauben, dass Raum geschaffen werden muss für Aussprache und Austausch sowie für Beratung und für Begleitung. Zwar wissen wir, dass es nicht immer einfach ist, ja unbehaglich sein kann, sich über das Privatleben, Sexualität oder intime Angelegenheiten zu unterhalten. Dennoch öffnet eine kompetente Beratung die Perspektive, eine sachkundige und besonnene Entscheidung zu treffen.
Vor allem aber wirft die Abtreibungsdebatte die Frage nach dem Beginn des Lebens auf. Dass das Leben mit der Befruchtung beginnt, ist keine rein katholische Meinung, sondern ein wissenschaftliches Faktum. Von Anfang an läuft das Programm, welches ein einzigartiges, unverwechselbares potenzielles menschliches Wesen beinhaltet. Wurde in den meisten Ländern die Frage des Lebensanfangs in die Diskussion mit einbezogen, so scheint es, als werde sie in Luxemburg übergangen. Fast sieht es so aus, als wäre der Statut des Embryo oder des Fötus bei uns tabu. Nun sind aber auch medizinische und bioethische Fragen eng damit verknüpft.
Außerdem sollte darauf hingewiesen werden, dass sich mit der Schwangerschaft sehr früh eine einzigartige Beziehung zwischen der Mutter und dem werdenden Kind entwickelt. Gerade der Umstand dieser Unzertrennlichkeit macht die Komplexität der geplanten Reform des Schwangerschaftsabbruchs aus. Die Freiheit der Frau, die Mutterschaft anzunehmen oder nicht, stößt auf die zentrale Frage eines bereits vorhandenen und wachsenden menschlichen Lebens.
Da wir als Katholiken die Auffassung zahlreicher Wissenschaftler über den Beginn des Lebens teilen, können wir nicht umhin, zum entschiedenen Sprachrohr derer zu werden, die noch keine Stimme besitzen. Der Katholikenrat lehnt es ab, die Debatte auf die Aspekte Gesundheit und Freiheit zu beschränken. Wir vertreten die Überzeugung, dass Abtreibung lediglich als ein außergewöhnlicher Eingriff bei außergewöhnlichen, ausweglosen Notlagen gestattet ist.
Dieser Option für die Verteidigung des Lebens entspringt auch unser Wunsch, Abtreibungen aus therapeutischen Gründen nach der zwölften Woche zu hinterfragen. Die Fortschritte der pränatalen Diagnose werfen das Problem eugenischer Auswüchse auf.
Die Reform eines straffreien Schwangerschaftsabbruchs darf uns nicht von der Pflicht entbinden, über den Wert des Lebens schlechthin nachzudenken. Die Lebensläufe der Menschen sind komplexer geworden; die Probleme um Partnerschaft, Familie und Elternschaft verlangen nuancierte Antworten, die die Freiheit mit der Verteidigung der Schwächsten, Fall für Fall, in Einklang bringen.
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Lettre ouverte du Conseil Diocésain des Catholiques sur la question de l’avortement
Il est souvent question ces derniers temps de la détresse de femmes confrontées à une situation inextricable causée par une grossesse non désirée. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de telles détresses, et nous soutiendrons toute recherche qui vise à trouver des solutions pour assister ces femmes dans leur choix difficile qu’elles sont exposées à prendre.
Cette détresse est un appel à notre société pour mettre en place des structures adaptées de conseil et d’accompagnement pour toutes les personnes qui sont confrontées à une grossesse non désirée, que ce soit des femmes seules ou des couples. Il est essentiel que ces personnes soient amenées à solliciter un service professionnel de qualité qui peut aider à prendre une bonne décision et les accompagner dans leurs besoins. Un tel suivi ne se limite pas nécessairement à la question d’accepter la grossesse ou non, mais doit laisser la porte ouverte à un accompagnement à plus long terme si le besoin s’en ressent.
L’obligation de prendre au mieux en charge la souffrance de ces femmes ne nous dégage pas de la responsabilité de réfléchir à la problématique dans son ensemble. Pourquoi, dans une société, où les moyens de contraception sont accessibles, le nombre de demandes d’avortement n’a pas baissé de manière significative? Pourquoi, dans un Etat de droit et dans une société qui compte parmi les plus riches du monde, le législateur entend-il prendre en compte une indication sociale, au lieu d’envisager des solutions inspirées par la solidarité humaine ?
Oui, l’avortement est pour beaucoup de femmes un choix conditionné par une situation de crise dans un couple, où la question de la parenté n’est pas assumée par l’un ou l’autre des partenaires et où la question de la grossesse met au jour la fragilité de la relation. Il est dans ces cas plutôt subi que choisi. Nous croyons qu’un espace de parole, de conseil et d’accompagnement peut permettre d’ouvrir les perspectives en vue de faire un choix raisonné, même si nous savons qu’il est délicat, voire malaisé de discuter les questions de couple, de projet de famille, d’intimité et de sexualité.
Avant tout, la question de l’avortement soulève celle du début de la vie. Que la vie commence avec la fécondation n’est pas une opinion catholique, mais un fait scientifique. C’est le moment initial où est mis en route le programme qui contient en puissance un être humain unique, distinct de tous les autres. Si dans la plupart des autres pays la question du début de la vie a été au centre des débats, au Luxembourg elle est jusqu’à présent plutôt esquivée. Il semble que la question du statut de l’embryon et du fœtus y est largement tabouisée. Or, c’est de la réponse à cette question que dépendra aussi la manière dont on abordera des dossiers liés à la recherche dans le domaine médical ou bioéthique.
En outre, il faut rappeler qu'au moment de la grossesse une relation très singulière s'établit entre la vie de la mère et celle de son futur bébé. La complexité de la réforme de la législation sur la dépénalisation de l’avortement réside plus particulièrement dans cette question de l’indissociabilité de la vie de la mère et de celle de l’enfant. La liberté de la femme dans le choix de devenir mère ou non se heurte à la question centrale d’une vie qui est en développement depuis la fécondation.
Les catholiques, qui, comme de nombreux scientifiques, considèrent que la vie humaine commence avec la fécondation, entendent en conséquence s’engager résolument pour être les porte-paroles de ces êtres humains qui n’ont pas encore de voix. Le Conseil refuse de se limiter aux questions de santé ou de liberté. Nous considérons que l’avortement doit rester un acte exceptionnel pour des situations exceptionnelles qui ne peuvent trouver d’autre solution.
De cette option pour la défense de la vie découle aussi notre souhait de discuter la question de l’avortement thérapeutique après la douzième semaine. L’évolution du diagnostic prénatal soulève le problème de la dérive eugéniste.
Le chantier de la réforme de la dépénalisation de l’avortement ne peut se faire sans qu’on réfléchisse aujourd’hui sur toutes les questions qui touchent à la vie, et notamment à la valeur que nous sommes prêts à y attacher. Les trajectoires de vie sont devenues plus complexes, les questions de couple, de famille et de parentalité appellent des réponses nuancées, qui permettent d’allier d’une part la liberté de chacun pour faire son choix tout en défendant les plus faibles dans un contexte donné. Réduire le débat de l’avortement au seul critère de liberté ne permettra ni de résoudre la souffrance de ceux et de celles qui sont confrontés à la question d’une grossesse non désirée, ni à se prémunir de la tentation de la société de se soustraire à la responsabilité collective pour défendre chaque vie humaine.
Stimme für das Leben
Offener Brief des Katholikenrates zur Abtreibungsdebatte
In letzter Zeit wird wieder häufig über das schwierige Problem der durch unerwünschte Schwangerschaften erzeugten Not der werdenden Mütter gesprochen. Wir sind uns durchaus des Ernstes solcher Notlagen bewusst, und werden alle Anstrengungen unterstützen, die darauf abzielen, den betroffenen Frauen bei ihrer schwierigen Entscheidung zur Seite zu stehen.
Diese Notlagen sind ein Ruf an unsere Gesellschaft, allen von einer ungewollten Schwangerschaft betroffenen Personen angemessene Beratungs- und Begleitungsstrukturen einzurichten, ganz gleich ob es sich um allein stehende Frauen oder um Paare handelt. Es ist unerlässlich, dass in einer qualifizierten Dienststelle solchen Menschen Beratung und Begleitung finden. In der Tat sollte diese Beratung sich nicht auf die Frage beschränken, ob die Schwangerschaft abgebrochen werden soll oder nicht: sie sollte eine nachhaltige Hilfestellung anbieten.
Die Pflicht, Frauen in Not Beistand zu leisten, entbindet uns allerdings nicht der Verantwortung, über die Problematik im Allgemeinen nachzudenken: Wieso hat die Zahl der Abtreibungen in einer Gesellschaft, in der Verhütungsmittel allen zur Verfügung stehen, nicht abgenommen? Warum fasst der Gesetzgeber eine soziale Indikation ins Auge, ausgerechnet in einem Rechtsstaat, der zudem zu den reichsten Ländern der Welt gehört, statt nach Lösungen zu suchen, die dessen Bereitschaft zur Solidarität unter Beweis stellen würden?
Vielfach lässt sich der Wunsch, eine Schwangerschaft abzubrechen, durch eine Ehe- oder Beziehungskrise, oder durch die Ablehnung des Kindes seitens eines Partners erklären. Da in solchen Fällen eine Schwangerschaft die Zerbrechlichkeit der Beziehung offenbart, wird die Abtreibung mehr erlitten als frei gewählt. Wir glauben, dass Raum geschaffen werden muss für Aussprache und Austausch sowie für Beratung und für Begleitung. Zwar wissen wir, dass es nicht immer einfach ist, ja unbehaglich sein kann, sich über das Privatleben, Sexualität oder intime Angelegenheiten zu unterhalten. Dennoch öffnet eine kompetente Beratung die Perspektive, eine sachkundige und besonnene Entscheidung zu treffen.
Vor allem aber wirft die Abtreibungsdebatte die Frage nach dem Beginn des Lebens auf. Dass das Leben mit der Befruchtung beginnt, ist keine rein katholische Meinung, sondern ein wissenschaftliches Faktum. Von Anfang an läuft das Programm, welches ein einzigartiges, unverwechselbares potenzielles menschliches Wesen beinhaltet. Wurde in den meisten Ländern die Frage des Lebensanfangs in die Diskussion mit einbezogen, so scheint es, als werde sie in Luxemburg übergangen. Fast sieht es so aus, als wäre der Statut des Embryo oder des Fötus bei uns tabu. Nun sind aber auch medizinische und bioethische Fragen eng damit verknüpft.
Außerdem sollte darauf hingewiesen werden, dass sich mit der Schwangerschaft sehr früh eine einzigartige Beziehung zwischen der Mutter und dem werdenden Kind entwickelt. Gerade der Umstand dieser Unzertrennlichkeit macht die Komplexität der geplanten Reform des Schwangerschaftsabbruchs aus. Die Freiheit der Frau, die Mutterschaft anzunehmen oder nicht, stößt auf die zentrale Frage eines bereits vorhandenen und wachsenden menschlichen Lebens.
Da wir als Katholiken die Auffassung zahlreicher Wissenschaftler über den Beginn des Lebens teilen, können wir nicht umhin, zum entschiedenen Sprachrohr derer zu werden, die noch keine Stimme besitzen. Der Katholikenrat lehnt es ab, die Debatte auf die Aspekte Gesundheit und Freiheit zu beschränken. Wir vertreten die Überzeugung, dass Abtreibung lediglich als ein außergewöhnlicher Eingriff bei außergewöhnlichen, ausweglosen Notlagen gestattet ist.
Dieser Option für die Verteidigung des Lebens entspringt auch unser Wunsch, Abtreibungen aus therapeutischen Gründen nach der zwölften Woche zu hinterfragen. Die Fortschritte der pränatalen Diagnose werfen das Problem eugenischer Auswüchse auf.
Die Reform eines straffreien Schwangerschaftsabbruchs darf uns nicht von der Pflicht entbinden, über den Wert des Lebens schlechthin nachzudenken. Die Lebensläufe der Menschen sind komplexer geworden; die Probleme um Partnerschaft, Familie und Elternschaft verlangen nuancierte Antworten, die die Freiheit mit der Verteidigung der Schwächsten, Fall für Fall, in Einklang bringen.
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